Potentiels évoqués auditifs



Au niveau de l'oreille interne, le signal sonore est à l'origine d'un influx électrique.
Cet influx électrique codé véhicule l'information sonore jusqu'à la région cortico-sous-corticale cérébrale.
Le signal sonore est alors perçu.

Cet influx électrique est généré par les cellules ciliées internes et très accessoirement par les cellules ciliées externes.
Il s'agit des deux principaux types de cellules sensorielles.
Les cellules ciliées externes ont principalement un rôle de modulation.

Cet influx électrique codé est véhiculé par le nerf acoustique (VIIIème nerf crânien) jusqu'au tronc cérébral.
Puis il y a une projection au niveau des tubercules quadrijumeaux dans la région sous-corticale cérébrale.

A plusieurs niveaux sur ce trajet neurologique, il y a une amplification des ondes électriques. On ne connaît pas la raison exacte de cette amplification.
On peut capter ces pics d'amplification sous forme d'ondes cérébrales.

Dans les PEA on s'intéresse à trois ondes ainsi générées par des stimulations sonores encore appelées "clic" produits sur 4000 Hz et à différentes intensités sonores.
Nous recueillons la réponse à 1500 clics et nous effectuons un moyennage.

Ces trois ondes sont:

- Onde I : au niveau cochléaire en amont du nerf acoustique.
-Onde III : au niveau du tronc cérébral.
-Onde V : au niveau des tubercules quadrijumeaux.

La vitesse de conduction et l'amplitude de ces ondes peuvent être mesurées.

Le delta I-III = la latence du nerf acoustique.
Le delta III-V= la latence centrale.

Nous disposons d'une moyenne générale ou d'une norme de référence et surtout nous effectuons une comparaison entre le coté droite et gauche chez le même individu. C'est la différence inter-aurale qui doit rester inférieure à certains seuils.

Un ralentissement I-III oriente vers une lésion du au niveau du nerf acoustique et III-V vers une lésion centrale.

Par exemple un neurinome de l'acoustique retentit sur les vitesses I-III et une sclérose en plaque principalement sur les vitesses III-V (réserve sur la SEP où tout peut se voir).

Les applications des "PEA" sont multiples et font partie intégrante de tout bilan oto-neurologique pour surdité, acouphènes, vertiges, troubles de l'équilibre ou pathologies neurologiques.
On utilise les PEA pour la determination des seuils objectifs chez les petits enfants.

Ils permettent d'orienter et de cibler les indications des autres explorations éventuellement nécessaires.
Ils permettent d'orienter le radiologue si une imagerie est nécessaire.

Pour mieux comprendre et dans un souci de clarté, on étudie sommairement les PEA à travers 4 cas cliniques réels.

Exemples (cas clinique PEA):

1- PEA normaux

Les ondes sont parfaitement bien dessinées et stables à différentes intensités.
La latence des conductions se situent dans la marge de la normalité.
La différence inter-aurale est non significative et inférieure à 0,30 ms.

 

 

2- Neurinome de l'acoustique 1

Neurinome de l'acoustique à droite.
Les courbes sont instables et mal dessinées à droite.
Les latences sont augmentées à droites et la différence inter-aurale est significative et supérieure à 0,30 msec.

 

 

 

3- Neurinome de l'acoustique 2

Neurinome de l'acoustique à droite.

 

 

4- Méningiome de l'angle Ponto-cérébelleux droit

PEA d'un méningiome de l'angle comprimant le nerf acoustique et le tronc cérébral à droite.
Les courbes sont mico-voltées et les latences augmentées à droite.

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